Exposition
Guérilleros, les soldats oubliés
Dans le cadre de cette future manifestation et afin de confirmer nos liens privilégiés avec l'Amicale des Guérilleros, la FALEP du Gard, par l'intermédiaire de son président Georges Duplissy, s'est exprimée le 10 juin 2006 lors du deuxième anniversaire de l'inauguration du monument célébrant les guérilleros tombés dans les maquis du Gard, de la Lozère et de l'Ardèche :
Monsieur le Vice-Président du Conseil Général du Gard, Monsieur le Président de l’Amicale des Anciens Guérilleros Gard Lozère FFI, Mesdames et Messieurs, chers amis,

«L’histoire est faite de ce que certains voudraient oublier, de ce que d’autres ne peuvent oublier et de ce qu’il est interdit d’oublier».
Aujourd’hui, nous sommes là pour manifester notre reconnaissance et notre attachement à tous ces hommes au destin hors du commun qui ont choisi le refus et préféré l’espoir.
Mais nous sommes là aussi, aujourd’hui, pour vous informer que votre Amicale et la FALEP proposent une exposition autour du devoir de mémoire. Cette mise à jour permettra de mettre en évidence tous ces tragiques évènements et leur diffusion sera notre priorité.
Cette exposition n’a pas pour but de perpétuer la mémoire de l’horreur, mais d’apprendre aux hommes et aux femmes et notamment aux jeunes à être vigilants, à défendre les valeurs démocratiques et à combattre l’intolérance.
Contre l’oubli, militant de la mémoire, devoir d’histoire, leçon morale et civique, nous avons voulu être tout cela à la fois.
- parce que l’extrême-droite est encore une famille politique en activité en Europe
- parce que nous voulons combattre avec détermination l’inhumanité qui sévit dans de trop larges contrées de notre planète
- parce que nous croyons que la valeur fondamentale est le respect absolu de la personne humaine.
Cette exposition sera le symbole de notre attachement à l’idéal commun auquel nous aspirons, idéal fait de fraternité, d’égalité, de tolérance et de laïcité.
Elle se veut aussi le symbole de notre volonté de poursuivre notre combat contre l’oubli, pour éviter sous quelque forme que ce soit le retour de la barbarie en Occident.
Elle se veut enfin le symbole de notre engagement à poursuivre, ensemble, demain, notre devoir d’adultes citoyens, pour une société plus juste et plus fraternelle.
Merci à vous tous pour tout ce que vous avez fait et sachez que la FALEP du Gard, comme elle l’a fait avec l’exposition Anne Frank, sera toujours aux côtés de ceux qui défendent avec acharnement les Droits de l’homme et du citoyen à travers le monde.