| Le congrès de la FALEP s’est
réuni à la suite de l’Assemblée Générale
du 12 Mai de 11h30 et 12h45. J. C.
MICHEL, responsable de la question de congrès pour la FALEP
introduit le débat en faisant l’historique de cette
question et en précisant les échéances :
le congrès de la LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT, les 28, 29
et 30 juin 2007 à PARIS qui va décider d’une
liste de thèmes sur cette question qui servent à débattre,
approfondir et émettre des propositions jusqu’en 2010,
année du futur congrès.
Pour le Gard, compte tenu des travaux de la commission «ad
hoc» nous avons retenu trois directions et à l’intérieur
de ces thèmes plusieurs questions.
1 - Ecole - Formation de la Jeunesse
Dans ce cadre, la Ligue 30 - FALEP a une solide expérience
des situations de réparations des dégâts, de
l’échec scolaire et socio- scolaire par sa gestion
de classes et ateliers-relais. Nous avons donc choisi les questions
suivantes :
- Comment faire société à l’école
?
- Inégalités - Exclusion
- Autorité - Règles et éducation
2 - Cultures - Vacances pour Tous
Avec son festival de théâtre en zone rurale, la ligue
30 FALEP a choisi de faire vivre des spectateurs dans les villages.
D’autre part, la formation BAFA et BAFD a des résultats
remarquables et des capacités de réflexion sur ses
pratiques. Les questions suivantes seront donc examinées
:
- Quelle culture pour faire société ?
- En vacances pour faire société ?
3 - Un autre thème sera discuté
également, car l’essentiel de nos adhérents
se trouvent dans ce contexte (adultes et enfants)
- Quel sport pour faire société ?
Les deux premiers points ont fait l’objet d’un atelier
discussion, le premier animé par J. ASQUER et J. P. LOPEZ
et le second par P. LAFFON et A. SOIRAT.
Le compte-rendu ci-dessous est le résultat des notes prises
sur le vif par les animateurs des débats, elles sont comme
ont été les discussions : riches, vives, quelquefois
brouillonnes mais toujours sincères et diverses, autant que
le sont les militants de la Ligue 30-FALEP.
C’est ce débat à peine esquissé que nous
aurons à approfondir, enrichir, confronter aux autres débats
qui se dérouleront dans la Ligue pour les trois prochaines
années .
A voir le plaisir des participants, ce sont donc trois années
agréables et enrichissantes que nous allons passer!
ATELIER N° 1
ECOLE - FORMATION DE LA JEUNESSE
* Une vraie demande émane des associations affiliées
pour proposer des formations ciblées à destination
des enseignants. Dans le même esprit, il est demandé
une plus grande pénétration de l’éducation
populaire dans la formation initiale (IUFM) des enseignants.
Il faut que la Ligue de l’Enseignement reconquière
le système éducatif.
* Constat d’une évolution des mentalités des
enseignants moins concernés par l’importance du lien
éducation populaire - éducation nationale, moins concernés
par les valeurs. Attention à la marchandisation de nos démarches.
* Créer ou recréer des lieux de construction commune
Education / Nationale Ecole Primaire pour pouvoir s’adresser
au «bon public» (décrochage scolaire, désociabilisation…).
Pour cela trois axes de travail :
- formation des profs
- contexte local
- contexte familial
Les métiers périphériques à l’école
(COP, médecin scolaire…) doivent être plus présents.
ATELIER N° 2
CULTURE
Le festival de théâtre
La culture, au travers du spectacle vivant, est toujours à
développer, dans les petits villages, les endroits où
elle ne va pas, hors des lieux de prestige. On peut aller au-delà
et susciter l’envie de participer, d’être et de
travailler ensemble afin de combattre l’isolement des individus,
leur repliement sur soi, se porter dans les milieux difficiles,
vers les populations issues de l’immigration où cette
culture devient outil d’intégration.
Les ateliers de jeunes
Il faut développer des ateliers de jeunes pour s’écouter,
comprendre, participer, travailler (voir le travail cinématographique
mettant en œuvre des équipes dans des travaux différents
pour un même résultat - adultes/jeunes).
Il faut les amener à la conception de projets en commun,
par exemple autour de la construction et la lecture de l’image
(grilles de lecture).
Internet pourrait être lien et réseau de confrontation
d’images grâce à l’Agora, au service communication
(cela suppose-t-il du personnel, des finances - pas extraordinaire
?).
Il faut regrouper des actions afin de mieux les faire rejaillir.
L’ouverture aux autres
On peut considérer la culture comme un enrichissement personnel
au travers de la connaissance de l’autre et de la transmission
de ses passions à autrui, c’est un don de soi. Le pluralisme
et l’éducation aux diverses cultures est une nécessité
(il n’y a pas que de la musique rap à écouter,
il est important d’avoir une ouverture d’esprit permettant
d’en découvrir d’autres).
Il est souligné l’importance et le rôle des collectivités
(locales, territoriales…) dans la transmission de la Culture
(exemple de Bouillargues regroupant autour des compétences
d’une animatrice une multiplicité d’activités).
Cette intégration est souvent liée à des compétences
particulières.
L’action vers la jeunesse
Le plaisir de l’engagement, du «vivre en société»
suppose une présence continue auprès des jeunes, comme
par exemple, le travail mené par la commission BAFA-BAFD
par la création de journées d’informations,
de formations diversifiées, d’actions en direction
des jeunes.
Les ados ont un intérêt grandissant et de plus en plus
fort pour la citoyenneté.
Dans nos formations, nous responsabilisons les jeunes pour qu’ils
aient envie de passer à l’étape suivante et
de faire partager leur expérience : la formation de formateurs.
Il est important de renouer des liens et des passerelles Ecole/Associations/Familles,
de respecter et apprendre des règles de vie.
Le mot Culture fait souvent fuir les jeunes. Il faut les aider à
investir ce champ, se l’approprier. On n’a plus peur
de ce que l’on connaît. Nous avons à faire en
sorte qu’ils passent du stade de consommateur inconscient
au citoyen qui a acquis son autonomie critique.
La jeunesse est porteuse du vouloir être citoyen, il faut
lui redonner ce goût d’appartenir à la société.
La politique ?
Au même titre que la citoyenneté, la politique est
le moyen de faire avancer la société en créant
les outils nécessaires à ce développement.
Le fort taux de participation aux dernières élections
ont montré le goût des citoyens et en particulier des
jeunes pour le débat démocratique, débat qui
avait beaucoup été absent depuis dix ans.
La place et le rôle de la Ligue 30-FALEP
Y a-t’ il une crise du bénévolat ? De la prise
de responsabilité ? Des compétences ?
Y a-t’il un repli sur soi ?
Comment faire renaître un militantisme qui se communique quand
on y croit ?
Sommes nous à notre place dans des domaines comme le sport,
la culture des médias ?
Le fait est que nous manquons d’acteurs, de participants du
milieu associatif (voir la trop faible fréquentation de notre
Assemblée Générale).
Doit-on regretter une précédente
société ?
Quand nous nous posons la question de la place des jeunes,quand
nous voulons qu’ils viennent avec nous et prendre des responsabilités,
nous devons comprendre que le discours «avant c’était
mieux» n’est pas mobilisateur ! Montrons-leur notre
engagement dans les luttes du temps, et pas dans les combats d’avant-hier!
On constate que nos idées constituent la base de référence
des jeunes que nous formons, avec qui nous travaillons : nous leur
transmettons ainsi nos valeurs comme celle de savoir donner plutôt
que de monnayer leur action, en opposition à la culture marchande
dominante, parce qu’ils ont compris que dans un engagement
sincère, on reçoit au moins autant que ce que l’on
donne, en valeur humaine.
Nous n’avons pas à créer une société,
elle se créera d’elle-même pourvu que nos valeurs
Soient portées par ces jeunes citoyens.
Que faire ?
Il faut s’adresser à TOUTES les couches de la société.
Nécessité d’un support et d’une aide fédérative
à la création de projets (complexité administrative).
Trop d’importance est donnée à la culture unique
(exemple du jeu vidéo). «Contradiction de la rue»
: lieu de danger et d’éducation.
Pour réagir :
www.falep.org/expression
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