LA NOUVELLE REGLEMENTATION DES EVENEMENTS MOTORISES
La réglementation concernant les manifestations sportives motorisées était relativement ancienne (1955 pour celles se déroulant sur la voie publique et 1958 pour celles sur circuit fermé).
Le législateur a rénové cette réglementation avec le décret n°2006-554 du 16 mai 2006 et l’arrêté du 7 août 2006.
Désormais, deux distinctions doivent être opérées, les concentrations d’une part, les manifestations de l’autre.
Tout d’abord, les concentrations sont définies comme les « rassemblements comportant la participation de véhicules terrestres à moteur qui se déroulent sur la voie publique dans le respect du code de la route et qui imposent aux participants un ou plusieurs points de rassemblement ou de passage et qui est dépourvu de tout classement ». Ainsi, la notion de concentration suppose outre un rassemblement de véhicules, le fait que ces derniers circulent groupés, dans le respect du Code de la Route, sur un ou des itinéraires prédéfinis et imposés. Ce qui signifie notamment que ces véhicules ne bénéficient pas de la priorité de passage.
Les concentrations de moins de 200 véhicules automobiles (ou moins de 400 véhicules à moteur de deux à quatre roues) et sans chronométrage sont soumises au formalisme relativement plus léger de la déclaration, par opposition à l’autorisation, qui s’impose aux concentrations comportant au moins un chronométrage ou concernant au moins 200 véhicules automobiles (ou au moins 400 véhicules à moteur de deux à quatre roues).
Cette déclaration doit être adressée à la préfecture du département au moins deux mois avant la date prévue.
L’objectif de cette déclaration est d’assurer une meilleure connaissance par l’administration d’événements se déroulant sur des voies ouvertes à la circulation et qui par leur nature, leur ampleur ou les caractéristiques des véhicules qui y participent peuvent générer des difficultés de trafic même s’ils circulent dans le respect du Code de la Route. En revanche, la demande d’autorisation doit parvenir à la préfecture au plus tard trois mois avant la date fixée.
Les manifestations sont définies, quant à elles, comme un regroupement de véhicules terrestres à moteur et d’un ou de plusieurs pilotes ou pratiquants visant à présenter de façon organisée pour les spectateurs un sport mécanique sous ses différentes formes.
Les manifestations sont donc soumises au régime de l’autorisation. Le dossier doit être déposé à la préfecture au plus tard deux mois (lorsque le circuit est homologué) ou trois mois (lorsque le circuit n’est pas homologué) avant la date prévue.
Il est très important de noter que le spectateur peut être défini comme « toute personne qui assiste, à titre onéreux ou non à la manifestation sans participer directement à celle-ci, contrairement par exemple aux pilotes, aux mécaniciens et aux organisateurs.
Par conséquent, seul un événement dont l’accès est fermé à toutes les personnes répondant à cette définition de spectateur peut être considéré comme ne présentant pas le caractère d’une manifestation.
L’article L.331-10 du Code du Sport précise que l’organisation de manifestations sportives comportant la participation de véhicules terrestres à moteur est subordonnée à la souscription par l’organisateur d’une police d’assurance couvrant cet événement. Dans cette logique, toute concentration ou manifestation ne peut débuter qu’après production à l’autorité administrative d’une attestation confirmant la souscription par l’organisateur d’une police d’assurance couvrant cet événement.
Pour ce qui est des concentrations, les garanties souscrites doivent couvrir la responsabilité civile de l’organisateur ainsi que de toute personne qui prête son concours. En revanche, ce contrat n’est pas tenu de couvrir la responsabilité civile des participants. Il appartiendra donc aux participants de vérifier qu’ils bénéficient à titre personnel des garanties d’assurance de responsabilité civile nécessaires pour cette concentration.
En revanche, pour les manifestations, la police d’assurance doit couvrir la responsabilité civile de l’organisateur, de toute personne qui prête son concours ainsi que celle des participants.
L’APAC reste à la disposition des associations UFOLEP pour leur proposer les contrats nécessaires et répondant à ces nouvelles exigences légales.

Source et remerciements : Patrick MAURIÉRAS - fal 44 - www.fal44.org