MESSAGE DES DÉPORTÉS
POUR LA JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR DE LA DÉPORTATION
Au cours de l'année 2005, célébrations et commémorations ont marqué, dans le recueillement des cérémonies locales ou dans la solennité de manifestations nationales ou internationales, le soixantième anniversaire de la libération des femmes et des hommes incarcérés dans les prisons et les camps nazis.
Dans ces initiatives et dans ces engagements, les rescapés des camps et les familles de disparus ne veulent pas seulement lire un hommage rendu aux souffrances et aux luttes passées, voire un simple rituel du souvenir que les hasards du calendrier renouvellent tous les cinq ou dix ans ... Leur espoir est que leurs concitoyens, autorités organisatrices ou simples participants, adultes ou jeunes, aient pris encore plus nettement conscience de la nécessité de sauvegarder les valeurs de la démocratie que les nazis et leurs complices français ont délibérément piétinées.
Nous avions vraiment cru, à notre retour, avec notre inaltérables idéalisme, que rien ne serait plus comme avant. Notre espoir était que les idéaux et les projets qui furent ceux de la Résistance ne demeurent pas un simple catalogue de bonnes intentions.
La mémoire doit continuer, année après année, à bâtir l'avenir avec l'appui des pouvoirs publics et la participation active des enseignants.
Notre espoir est que la jeunesse, en qui nous avons confiance, s'engage résolument dans le grand chantier du futur, celui de l'affirmation des valeurs fondamentales de la République, celles de Liberté, d'Égalité et de Fraternité.