| L’USEP, consciente de ses difficultés,
a bien sûr réagi, cherchant des solutions en interne
; de substantielles économies ont été réalisées
grâce à la bonne mobilisation des adhérents
: des solutions ont été adoptées partout
dans le département pour répondre au plan de gestion
des dépenses mis en place par le Comité départemental
et adopté en A.G. l’année dernière,
avec la création des « associations de coordination
» (vous le verrez lors du bilan financier) ; de plus,
le bureau et les permanents travaillent à la recherche
de nouveaux partenaires tels que les communautés de communes
ou d’agglomération, ou à une diversification
des actions proposées ; enfin, une nouvelle proposition
au niveau de la tombola sera faite et débattue aujourd’hui
pour dynamiser celle-ci et donner plus de liberté de
gestion aux associations de coordination. Le potentiel est
toujours là puisqu’il semble qu’après
quelques années de forte baisse des effectifs (grèves
fortes, inondations …), 2005 ait vu la stabilité
quasi revenir, l’année qui commence laissant
augurer une légère augmentation (à la
même date qu’aujourd’hui) ; la demande aussi
est là ; les besoins sont là …
Mais les efforts en interne atteignent leur limite, et la
sauvegarde de l’USEP ne pourra se faire sans une réaction
forte de nos partenaires :
- à défaut de ne pas les voir augmenter, les
subventions ne doivent plus baisser et être connues
tôt.
- pour garder un impact certain auprès des enfants,
la formation des adultes est essentielle.
- pour répondre à la demande et aux besoins,
satisfaire les licenciés et gagner en cohérence,
un engagement fort doit se faire à tous les niveaux
de la Ligue.
Ceci n’est pas une traditionnelle et conventionnelle
demande, mais un cri d’alerte : une véritable
demande « d’assistance à personne morale
en danger » ; tous les jours, aux quatre coins du département,
l’USEP vit par l’engagement des adhérents,
volontaires, bénévoles, et passionnés
que nous sommes, parce que nous croyons dans les valeurs que
l’USEP véhicule et de leurs bienfaits sur la
société ; mais cet enthousiasme s’étiole
devant le manque de moyens grandissant ; alors oui, le Président
que je suis se fait l’échos de tous les adhérents
et le dit bien haut : ce sont des engagements forts dont nous
avons besoin !
Des engagements qui permettront, aux actions ZEP de porter
leurs fruits, qui permettront à nos enfants d’apprendre
dans l’action le respect, l’écoute, le
partage pour bâtir leur vie future, des engagements
qui verront le challenge Nuez compter 30 années de
plus, bref qui permettront à l’USEP de continuer
sa mission dans les écoles, dans les quartiers, dans
les villages … Pour apprendre à « vivre
ensemble », il ne suffit pas de l’inscrire dans
les programmes de l’Ecole, il faut aussi des actions
porteuses sur le terrain, notamment dans les zones sensibles.
Alors, si l’on voit s’instaurer des échanges
de mots plutôt que de cailloux, ou nourrir le feu de
la discussion plutôt que celui des biens d’autrui,
on pourra dire que oui, très certainement, l’USEP
et ceux qui l’ont aidée dans sa mission y ont
contribué en sachant prendre de bonnes décisions.
Ils se seront donnés les moyens de développer
ce « vivre ensemble », comme l’ont voulu
nos aînés, dans la droite lignée de la
liberté et du respect de chacun visés par le
législateur républicain. |